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Bienvenue à vous. Encore moi, Adam Taschereau au micro pour vous parler du processus de création d’un village, d’un éco-village. Aujourd’hui, on va parler des phases d’implication dans un tel projet.
Ça pourrait être même copié-collé, bien pas copié-collé, mais ça pourrait s’appliquer aussi à des phases d’implication dans plusieurs autres types de projets. J’avais construit ça ici à l’Espace Omeya dans un processus de création d’un autre grand projet qu’on avait ici à l’Espace Omeya. Puis, je me suis inspiré sur le concept des successions écologiques.
C’est-à-dire, par exemple, s’il y a un feu de forêt, ça rase la forêt au complet, qu’est-ce qu’on va observer dans la faune et la flore? Qu’est-ce qu’on va observer? Qu’est-ce qui va se passer? Par exemple, au début, il va y avoir des petites herbes rapides-rapides. Ensuite, il va y avoir des arbustes. Puis après, il va y avoir des plantes qui vont fortifier les sols.

De fil en aiguille, on va se ramasser plusieurs années plus tard, plusieurs décennies plus tard, à une forêt mature. Donc, le concept des successions écologiques, je trouve qu’il s’applique vraiment très bien aussi aux successions de phases dans l’émergence d’un projet. Au fait, moi, j’apprends, j’ai toujours appris le mieux de la nature directement, sans l’intermédiaire de personnes ou de théories ou de concepts trop fixés dans le temps.
Et donc, je regarde la forêt, je me dis « wow, ok, wow, c’est vraiment efficace pour arriver à une forêt mature, en synergie, résiliente. » Donc, j’ai décidé d’écrire ça, de mettre ça dans un fichier PDF. Je m’excuse, le format du texte, c’est un fichier qui est un peu large et qui est fait en colonne.
Donc, c’est un peu difficile à présenter juste en même temps dans un fichier PDF, mais je vous invite à zoomer, zoomer, zoomer in, comment dire en français, à mettre le texte plus gros, à zoomer, à zoomer pour pouvoir bien suivre. On y voit, je vais commencer par parler de la structure du fichier, puis ensuite, on va parler du contenu. Donc, on voit la première grande ligne en haut avec un fond blanc, c’est le nom de la succession écologique.
Bon, il y a plusieurs théories ou il y a plusieurs approches dans les successions écologiques. Moi, j’en ai pris une, puis je vais m’inspirer de celle-là. Donc, par exemple, au début, il y a les semences, la préparation du terreau.
Ensuite, il y a les herbes pionnières, les prairies. Ensuite, les grandes herbes et les vivaces. Ensuite, les vivaces, la lande herbustive.
Ensuite, la jeune forêt, la forêt mature et le renouvellement. Donc, chaque colonne qu’on voit ici est designée sur ces différents principes de succession écologique. Donc, chaque ligne qui suit, ça fait référence à comment ça peut se passer dans un village.
Donc, la grande ligne verte, c’est le nom que j’ai donné à la phase d’implication dans le village. Ensuite, j’ai écrit ici la durée approximative de la phase, mais ça, c’est au sein d’une succession écologique de 200 ans. Je n’ai pas nécessairement nommé la durée que je pourrais voir sur le projet d’émergence d’un écovillage.
Ensuite, le nombre approximatif de gens dans le village, qui est basé sur un village à maturité de 150 personnes. Ensuite, le taux de diversité de gens dans le groupe, un peu comme dans une succession écologique. Notons, les premières herbes pionnières vont être en plus grande diversité qu’ensuite dans la phase écologique de grandes herbes et des vivaces.
Il y aura moins de diversité. Ensuite, la diversité va réaugmenter pour se rendre jusqu’à une forêt mature. Ensuite, dans les autres lignes, il n’y a pas de fond, dans le fond blanc, on parle des rôles des gens dans cette phase d’implication du village.
Il y a un grand résumé, il y a les détails, puis les traits de caractère. Ça, c’est à la deuxième page du PDF. Les traits de caractère, généralement, pour ce type de phase-là.
On va regarder tout ça, mais je veux dire, après, que ce fichier-là, c’est vraiment juste pour mettre en perspective. L’intention de ce fichier-là, c’est de mettre en perspective qu’il y a différentes phases dans l’émergence d’un projet, d’un grand projet de même, qui est de créer un village, un mode de vie, une culture. Il y a différentes phases qui s’échelonnent sur le temps.
Chaque phase ne fait pas nécessairement appel aux mêmes gens, aux mêmes types de gens, au niveau des aptitudes et au niveau des intérêts de chacun, des passions. Et puis donc, ce n’est pas un fichier qui est designé pour être lu à la lettre ou pour être restrictif. Ce n’est pas une grille de critères de sélection non plus.
C’est vraiment juste pour mettre en perspective et donner la confiance à chacun, à chacun qui aurait envie de s’impliquer dans un tel projet, donner la confiance qu’il va avoir le juste moment par rapport à toi, à tes propres intérêts, par rapport à tes aptitudes, par rapport à ce que tu as envie de vivre et de faire. Et donc, tous les concepts là-dedans, tout le contenu, c’est vraiment juste d’ordre pour inspirer. Ça se peut qu’il y ait quelqu’un, par exemple, qui se sent vraiment de faire partie de la phase des pionniers, mais qui ne va pas tant se reconnaître dans les traits de caractère.
C’est juste pour donner une idée, une idée générale. En général, ce type de trait de caractère-là, pour les pionniers, c’est en général ce qui va être favorable. Ça aide juste à se placer, à comprendre les différentes phases, puis surtout à donner confiance que tu ne vas pas manquer le bateau parce que tu n’es pas là au début.
Tu ne sais pas parce que tu es là au début, que tu vas encore avoir envie d’être là à la fin ou au milieu. C’est un super bel outil, je trouve, pour démêler les spaghettis parce que j’ai remarqué, spécialement dans les projets Découvre-Village, il y a souvent beaucoup, beaucoup, beaucoup d’énergie au début. Beaucoup de gens qui veulent s’impliquer.
La vision, elle inspire plein de gens, mais il y a comme une espèce de spaghettis. C’est comment je m’implique. C’est quand il faut, tu sais, je vais m’impliquer tout de suite.
Je vais manquer le bateau. Tout le monde veut s’impliquer en même temps, mais il y a des gens qui ont plus des personnalités style forêt mature, qui aiment la stabilité, qui aiment la routine. Tandis que le début d’un tel projet, ça prend en général des gens qui aiment le risque, qui aiment que ça bouge vite, vous comprenez? Donc, c’est pour ça que j’ai fait ce fichier-là.
Et encore là, ne pas prendre à la lettre, c’est juste pour donner une idée. On va le passer vite parce que, bien vite, je ne vais pas tout lire, c’est ça que je veux dire, parce que c’est bien écrit, mais je vais quand même tracer, je vais quand même nommer les grandes idées en arrière de ça. Fait que si on commence avec le noyau fondateur, bien moi, je m’attendrais qu’il y ait de 3 à 5 personnes pour le noyau fondateur.
J’en ai parlé dans le dernier podcast qui s’appelle, il n’y a même pas de titre à ce podcast-là parce que je ne l’ai pas publié encore, c’est drôle. Je viens juste de le faire, ça fait 30 minutes. Mais au podcast, épisode 6. Donc, le noyau fondateur, eux autres, leur rôle, c’est de prendre le manuscrit que moi et Kim, on a écrit pour en faire des vraies chartes.
Donc, on est encore dans quelque chose de plus vision, philosophie, chartes, papiers, design, vision à long terme. On n’est pas encore arrivé sur le terrain pour créer quelque chose. Donc, la diversité des types de gens dans ce groupe-là sera pas mal homogène, mais des gens qui sont complémentaires.
Parce que le critère principal, c’est avoir une semence qui vide et qui résonne vraiment bien ensemble et que c’est easy de créer des chartes. On a un bel exemple, le résumé de leur rôle. Ils placent les bases pour que la co-création du village puisse se faire avec clarté, fluidité et succès à long terme.
Et donc, le détail de leur rôle, ils envisionnent et rêvent le projet. Ils créent des chartes qui serviront aux prochaines phases d’implication pour co-créer le village de manière concrète. Là, on voit les différentes chartes ou aspects qu’ils vont designer.
Vision, mission et valeur, l’événementaire commun du groupe, le processus d’adhésion, les bases de la collaboration, le mode de prise de décision. Vous pouvez comprendre un peu le genre de mindset. Les ententes et politiques, le plan de développement, un design financier, une forme juridique, recherche de terrain, achat de terrain.
Et ils inspirent les pionniers à se joindre au projet. Donc, c’est en général des gens qui sont rêveurs, visionnaires. Ils ont un sens du leadership développé.
C’est des très bons communicateurs. Ils ont un savoir-faire entrepreneurial et ils ont une bonne maturité personnelle. Donc, quand il est écrit voir légende, c’est qu’il y a une légende qui est joint à la troisième page pour chacun de ces aspects-là.
Ensuite, il y aura les pionniers qui vont vraiment arriver sur ce terrain-là et faire naître le projet dans le concret. Donc, c’est sûr qu’on veut une plus grande diversité de gens, mais qui restent quand même en cohérence ensemble et avec les bases du village. On n’est pas encore prêt pour accueillir une grande diversité comme dans une forêt mature parce que c’est encore fragile, c’est encore non testé.
Donc, eux autres s’installent sur place et contribuent à mettre en place les diverses infrastructures et caractéristiques du village qui sont écrits dans les chartes et qui vont émerger aussi au fur et à mesure que la vie va se faire. C’est du monde qui va faire évoluer les chartes assez rapidement. Ils vont arriver concrètement sur place, ils vont avoir plein de trucs qu’on n’aurait pas pensé à l’avance.
Le noyau fondateur n’est pas là pour tout prédéfinir, il est juste là pour mettre une fondation. Donc, eux, pour préparer un terreau fertile, les pionniers arrivent dans le terreau et poussent. Ils créent et développent des nouvelles idées, des projets, des modes de fonctionnement.
Donc, c’est en général des gens qui vont être souples et résilients, dévoués, ils ont du temps, ils veulent construire des trucs, ils veulent créer. Ils viennent partager parce que ça va prendre beaucoup de communication. Dans le noyau, il y a une belle diversité d’aptitudes, notamment des aptitudes physiques, parce qu’il va y avoir des choses concrètes aussi à construire, etc.
Je vais lire le reste des points. Ensuite, donc ça c’est une phase qui est relativement courte par rapport à une forêt mature de 200 ans. Ça dure 1 à 3 ans.
Ensuite, les établissages, c’est assez court aussi, 2 à 5 ans. Par rapport à une succession écologique, je ne parle pas de temps dans le village. Moi, j’imagine qu’il va y avoir entre 8 et 12 personnes, à peu près le même ratio.
Peut-être qu’il va y avoir du temps pour construire et enrichir le projet. Les pionniers vont avoir fait naître des créateurs, des projets, des modes de fonctionnement. Les établisseurs vont focaliser les énergies sur les projets et les idées qui sont les plus importantes.
Ils vont laisser aller les autres. Ils vont aider à mettre de la clarté, ils vont solidifier les modes de fonctionnement, les projets. et des membres qui se spécialisent dans des domaines d’activité pour pouvoir créer une plus grande synergie.
En général, ce sont des gens qui vont être organisés, assez réalistes, qui ont une facilité à lâcher prise et à laisser aller parce qu’ils ont des projets et des idées à laisser aller. Ils aiment exceller, aller en profondeur dans un sujet, le détail, la qualité. Ils aiment être performants dans leur domaine d’activité.
Et puis, les autres aspects leadership, communicateur, entrepreneuriat, maturité. Les fortificateurs. Dans une forêt, ça dure plus longtemps, ça dure 5 à 30 ans.
Là, je m’imagine que c’est là qu’il va y avoir une bonne croissance de nombre de gens. La diversité va augmenter beaucoup. C’est là qu’on est prêt.
Vu que la fondation, le terreau, les modes de fonctionnement, les projets, les chartes vont être plus solides, ils vont être testés, ils vont avoir été clarifiés. Là, on peut accueillir une plus grande diversité de gens. Puis, eux autres, ils vont fortifier le projet.
Ils enracinent le projet dans son ensemble pour le faire croître. Ils font croître les projets principaux, le nombre de membres, le nombre de projets. Ils protègent la raison d’être, c’est-à-dire la vision, la mission, les valeurs.
Ils s’assurent de tenir la direction en lien avec la raison d’être, vu qu’il y a plus de gens qui arrivent. Nous autres, ils sont comme plus des protecteurs et des guides, toujours recadrés vers la grande raison d’être. C’est elles qui guident.
Ils incarnent eux-mêmes la culture du village. Ils inspirent d’autres gens à se joindre au village à long terme. Leurs caractéristiques générales, c’est des gens qui vont être plus focussés, concentrés.
Ils savent tenir une direction. Ils aiment s’engager. Ils aiment la diversité.
Ils aiment les gens. Ils aiment accueillir des gens. Ils savent faire confiance à plus grand qu’eux et à un groupe dans son ensemble, sans nécessairement être attachés à sa propre idée.
Ils aiment inspirer. Ils aiment parler du projet. C’est sûr que c’est des bons communicateurs.
Ils ont une belle maturité personnelle. Ensuite, les stabilisateurs, c’est encore plus long. En vrai, c’est 30 à 70 ans.
On arrive proche de la maturité, donc 60 à 100 personnes dans le village. La diversité est stable. Ils stabilisent le projet.
Ils tiennent la direction du projet. Ils l’incarnent. Ils prennent soin des opérations courantes.
Il y a plus des opérations courantes qui deviennent plus un quotidien. Ils s’établissent à long terme. Puis, ils nourrissent les divers projets en maturation et les jeunes projets.
Là, on coupe les différentes phases en catégories, mais c’est fort probablement que ça ne va pas se passer une phase, puis l’autre, puis l’autre, puis l’autre. Ça va se chevaucher. À un certain moment donné, à partir de la phase de stabilisation, la jeune forêt, il naît des nouveaux projets.
Il naît des nouveaux micro-écosystèmes dans une grande forêt. Leur rôle va aussi être, vu qu’ils sont plus stables et qu’ils ont accès à plus long terme, ils sont potentiellement là depuis plus longtemps, ils vont aider à nourrir les nouveaux projets qui vont émerger. Ce que j’ai vu dans beaucoup d’éco-villages, dans beaucoup de communautés, c’est souvent un défi pour les plus vieilles communautés qui perdurent dans le temps, le défi de se renouveler.
Souvent, ce que j’ai vu, c’est que les vieux, les premiers, les fondateurs, ils sont encore là. Eux autres, ils ont besoin de stabilité. Ils ne veulent pas changer les choses.
Là, les jeunes s’en vont, puis là, tout s’effrite un peu. Il faut être conscient de ce phénomène, puis déjà nourrir la nouveauté, puis laisser place à la nouveauté. Sinon, toute la forêt tombe.
Puis finalement, la forêt mature, donc les résidents, c’est 70 à 200 ans dans une forêt mature ou plus. Nous, on s’imagine un village de 100 à 150 personnes à maturité. Pourquoi ce nombre de gens? On s’imagine que pour vivre le mode de vie qu’on a envie de vivre, c’est-à-dire en synergie, on parle de mettre en commun les différents aspects de la vie, de mutualiser, de se rendre autonome, de répondre à nos propres besoins.
Moi, je vois un village. C’est pour ça que j’aime bien parler de village et non d’un éco-village, même si dans l’éco-village, ça fonctionne très bien. Juste enlever les préconcepts qu’on a par rapport à un éco-village.
Moi, j’imagine un village. Dans un village, ça prend un peu de tout. S’il n’y a pas assez de monde, il n’y aura pas assez de synergie possible pour répondre aux besoins de la communauté.
Par exemple, si on veut être autonome en alimentation, ça prend du monde qui trippe dans les jardins, mais ça prend aussi du monde qui trippe à faire à manger, ça prend aussi du monde qui trippe à organiser des rassemblements. Ça prend un peu de tout pour qu’il y ait assez de synergie pour que ça puisse être une mini-société, un vrai village dans lequel il y a tout, entre guillemets, les aspects de la vie. Et pourquoi pas plus? C’est parce que plus que ça, plus qu’à mon avis, dans ce que j’ai vu et recherché, plus que 200, on tombe dans une autre catégorie.
Dans une catégorie où il y a un niveau de complexité qui se décuple de par, principalement, comment on prend les décisions ensemble. Et nous, dans le village, on se voit prendre les décisions ensemble. On se voit être souverain dans comment on décide ensemble.
On veut se vivre ensemble dans tous les aspects, et pour ça, on veut décider ensemble. Pas nécessairement décider en consensus, avec des votes, on cherche 100 % de oui, il y a des formes différentes, comme la sociocratie ou la démocratie à petite échelle. Mais quand il y a une trop grande échelle, comme par exemple la démocratie, quand il y a une trop grande échelle, on tombe dans une catégorie démocratie représentative.
Ça prend des représentants qui vont parler au nom des autres, un peu comme ça se passerait au Québec. Il y a un parti politique, mais là, il y a plein de défis reliés à ça, parce que ceux qui font la politique ne sont plus impliqués concrètement, physiquement dans la réalité de ceux pour qui ils prennent des décisions. Ça, pour moi, ce n’est pas une clé.
Pour moi, la clé, c’est de revenir au local, aux petits groupes, aux petits villages, en interconnection avec les autres villages autour, avec les autres projets autour. Mais plus de 200, gros défi. Je ressens et j’ai foi que le futur de l’humanité, se trouve au niveau du local, vraiment local.
On est un petit groupe, un petit village, ouvert sur le monde, connecté avec les autres, on s’entraide avec les autres villages autour, mais nous, on prend nos décisions ensemble. C’est pour ça le 100 à 150. Encore là, c’est tellement dur à prévoir d’avance, on ne sait pas comment ça va émerger, ce village-là exactement, les phases, combien de temps ça va être, le nombre de gens qui vont venir, on ne sait pas.
Mais ce fichier-là sert à mettre en perspective et à donner des grandes orientations. Pour finir avec cette phase des résidents, eux autres font prospérer, ils font fructifier le projet. On s’imagine un pommier ou un pêchier, il est rendu mature et il a des fruits à partager.
Eux autres, c’est du monde qui partage l’abondance sous toutes ses formes. Ils partagent leurs connaissances, leurs expériences. Il faut que ça serve à ce qu’on vit au village.
Le premier mot de la raison d’être, c’est « inspiré ». C’est des gens qui vont partager les bagages, les expériences, l’abondance financière pour financer des nouveaux projets qui vont émerger. Ils laissent place aux nouveaux projets et ils les soutiennent. Ils savent laisser mourir des aspects du projet.
Ils incarnent le projet et sa culture et c’est confortable, c’est rendu confortable. Ils accompagnent ceux qui arrivent et ceux qui sont dans les autres phases. C’est comme des coachs finalement.
Ils sont là, ils sont stables. En général, les traits de caractère, c’est de toutes sortes. C’est de toutes sortes parce que c’est comme la forêt mature.
Il y a un peu de tout dans une forêt mature. Il y a des grands arbres, il y a des petits arbres. Il y a de la petite herbe où il y a eu une petite éclaircie.
Il y a un peu de tout. En général, mettons ceux qui vont coller dans la forêt mature vont être des gens qui aiment la stabilité. Ils aiment enseigner, montrer les choses aux autres.
Ils sont généreux, ils aiment partager, ils aiment accompagner les autres. Dans le moment où le village sera mature, je le répète, il va y avoir pas juste des gens résidents, il va y avoir toutes les autres phases. Parce que, comme on voit dans la dernière colonne, le renouvellement en nature, il y a toujours un renouvellement quelque part.
Un autre feu de forêt, un glissement de terrain, une inondation ou bien juste comme trois, quatre gros arbres qui tombent l’un sur l’autre. Ça fait une petite clairière. Ça crée un nouvel écosystème.
Ça recommence les herbes pionnières, les grandes herbes. Toutes les phases vont se succéder dans cette petite clairière. Dans le renouvellement, ce sont des gens qui vont assurer un renouvellement et une évolution continuelle.
Parfois, il peut y avoir un renouvellement graduel. C’est-à-dire que le projet laisse aller des bouts pour laisser place à de la nouveauté, laisser place aux enfants qui deviennent des ados, qui deviennent des jeunes adultes qui veulent créer du nouveau. C’est un renouvellement qui est constant et qui s’étale dans le temps.
Ou d’un coup, il peut y avoir un renouvellement plus drastique, comme je disais, un feu, une inondation. Ça fait que d’un coup, il peut y avoir des renouvellements du projet qui sont plus drastiques. Boum! On arrête tout ça et on laisse place à autre chose.
Voilà. Je vous laisse lire ce qui vous inspire. Je répète encore que ce n’est pas une grille de sélection.
C’est vraiment, pour donner une idée, une « vibe » de chacune des phases qui ne vont pas nécessairement se succéder, coupées au couteau dans le temps. Ils vont se chevaucher, surtout au début, ou ils vont coexister, surtout à la fin. Mais ça peut nous montrer que je vais attendre que les pionniers et les établisseurs aient passé leur temps.
Moi, je me reconnais plus comme fortificateur, stabilisateur. Je vais arriver un peu plus tard. On peut voir qu’il va y avoir de l’ouverture, qu’il va s’ouvrir en nombre de gens.
C’est un appel à vous laisser raisonner et à mettre votre attention, votre intérêt et votre désir de participer, de contribuer au moment qui va le mieux fitter avec qui vous êtes vraiment. En ce moment, on est dans le noyau fondateur encore. Kim et moi, on est en train de s’agglomérer avec quelques autres personnes pour créer le noyau fondateur.
Si c’est quelque chose qui t’inspire fortement, contactez-moi, contactez Kim. On va prendre un temps, on va saluer un feu, on va regarder le manuscrit. Une étape à la fois, ça va devenir des pionniers, des établisseurs, des fortificateurs.
Une étape à la fois, ce projet va se dévoiler à nous. On peut bien s’imaginer être des bons planificateurs, mais planifier, c’est bon pour se donner une direction. Mais après ça, il faut savoir accepter, accueillir le juste rythme, puis savoir accueillir ce que ça veut, ce projet-là.
C’est plus grand que nous. C’est pas nous, mais disons en tant que fondateurs ou pionniers qui va tout décider. On va l’entendre, ça va devenir clair.
Juste être ensemble, être dans cette énergie-là. Par exemple, les pionniers arriver sur le terrain, observer le terrain, écouter le terrain, ça va devenir clair. Puis ça, on ne peut pas prévoir ça en avance parce qu’on ne peut pas prévoir toutes les caractéristiques de la vie.
C’est tellement complexe. C’est juste arriver sur un terrain où on s’installe, où on fait les jardins, où il y a l’ensoleillement, où il y a le sud, où il y a les bonnes énergies. Il y a plein de facteurs.
Ce fichier-là, c’est juste un jeu, on va dire ça. C’est un jeu de jouer à planifier. Ce n’est même pas une planification, de jouer à se donner une idée.
Voilà, merci de m’écouter. Ça me fait tellement plaisir à chaque fois de prendre le micro. Ça m’aide au niveau personnel à exprimer, à laisser couler les mots, bien plus que si j’étais tout seul avec mon bout de papier.
C’est différent quand même que d’en parler one-on-one ou en petit groupe à quelqu’un. Il y a quelque chose dans le podcast qui est vraiment intéressant dans le sens que je suis certain que si tu m’écoutes encore maintenant, après 27 minutes, c’est que tu es vraiment encore intéressé de m’écouter parce que tu n’es pas obligé de rien, tu peux arrêter n’importe quand. Le fait de savoir que ceux qui m’écoutent en ce moment, ils ont vraiment envie de m’écouter, que ça les intéresse vraiment, ça crée en moi l’espace de laisser couler le mot plus librement.
Merci, profondément merci à toi en ce moment qui m’écoutes. Et puis, je te laisse aller à la perfection du moment qui se déroule pour toi dans l’instant maintenant et dans l’instant, dans un instant.